Prendre une décision ?

Depuis longtemps, je ne me souviens plus bien depuis combien de temps, j’ai du mal à prendre une décision.  J’ai du mal et cela me pollue la vie ! Comment faire, avancer, créer quand le doute s’invite à chaque réflexion ? 

Prendre une décision, c’est accepter d’abandonner. Face à un choix, il n’est pas possible de se dire que l’on va pouvoir tester les deux possibilités et ensuite faire un choix. L’usage de l’outil informatique nous fait souvent croire que cette option existe dans la vie réelle, mais ce n’est qu’une illusion. Nous sommes obligés de prendre des décisions fermes et définitives. Parfois, cela me stresse tellement que j’en tombe malade. Cette difficulté me met doublement en difficulté : mon moi me culpabilise de ne pas savoir prendre une décision et plus il me culpabilise moins j’arrive à prendre des décisions. C’est un cercle sans fin. Et ma solution est de suivre les autres, au détriment de ce que je pourrais aimer. Et je m’en veux ! Je m’en veux de ne pas être en capacité de prendre des décisions qui me sied.  La spirale de la culpabilité s’installe. Résultat : je me perds, je culpabilise, j’hésite, et je stagne. 

Mais pourquoi j’agis ainsi ? 

Il y a une multitude de raisons à ce comportement et je vais essayé de m’en lister quelques uns :

  • La crainte de prendre une mauvaise décision.
  • La peur de prendre des risques.
  • L’écoute de trop nombreux conseils.
  • La crainte du jugement des autres : famille, amis, autre. 
  • Rêver ma vie
  • Mon égo
  • Ma fainéantise 
  • Mon éducation
  • Faiblesse
  • STOP !!

Quand je fais un flash back de ma vie, je constate que j’ai pris beaucoup de décisions importantes sans vraiment en prendre. Je me suis laissée porter par les décisions des autres : parents, conjoints, enfants, ami(e)s. J’avoue que c’est une situation bien agréable que de se laisser guider dans la vie sans que les décisions ne soient de votre responsabilité. 

Premier avantage, vous ne pouvez pas vous reprocher d’avoir pris de mauvaises décisions puisque vous n’en avez pas pris. 

Deuxième avantage, vous pouvez accuser l’autre d’avoir pris la mauvaise décision sans culpabilité puisque vous n’y être pour rien. C’est facile, je sais ! 

Je ne parlerais pas des mécanismes psychologiques qui m’a fait continuer dans ce mode de fonctionnement, je n’ai pas suivi d’études dans le domaine. Je sais juste que c’est très confortable que de se laisser porter. Cela limite vos angoisses, vos prises de position, votre sentiment de responsabilité. Je peux comprendre les mécanismes internes qui m’ont poussé à continuer ainsi : le rejet, le manque d’amour, l’autorité de mes parents, etc. Je peux continuer à rendre le monde totalement coupable mais cela est très injuste. 

Je me suis contentée de donner les clés de ma vie à d’autres ! 

Après des années à me demander pourquoi ma vie ne plaisait pas et me semblait difficile, j’ai enfin compris que je le devais à mon comportement, somme toute, assez lâche face à la vie. 

J’ai toujours dit que j’avais un comportement pusillanime mais je n’avais pas conscience que ce comportement était essentiellement dirigé vers moi. Je n’ai pas peur des autres, j’ai peur d’être libre d’être, peur de me réaliser. C’est un peu fou de s’en rendre compte seulement après toutes ces années ! Mais baste ! L’important est de s’en rendre compte !

Il ne faut pas croire que comprendre permet de faire des miracles. L’être humain va toujours d’un extrême à l’autre et il faut accepter de faire des erreurs avant de savoir réellement ce qu’il faut faire. Je passerai parfois pour quelqu’un d’entêté voire de buté. Je me tromperais sans doute dans mes choix mais ce sera mes erreurs que je pourrais regarder avec bienveillance afin de corriger le tir. 

Il faut beaucoup de bienveillance envers soi-même pour pouvoir vous pardonner vos erreurs et corriger ce qui vous déplaît en vous.  

Mes techniques : 

Donc la première chose que j’ai appris : 

  • Être bienveillante vis à vis de moi : Ce n’est qu’à cette condition que j’ai pu regardé en moi sans me juger. 
  • Cesser de me juger durement : Je suis mon plus mauvais juge. 
  • Accepter que mes proches ne soient pas en accord avec moi : Ce n’était pas chose facile. Mon enfance m’a conditionné à chercher l’amour que je n’ai pas eu. 
  • M’aimer : Pourquoi en dernier ? Les mauvaises habitudes ont la vie dures ! Et je n’ai pas pour ambition de devenir un sage. 
  • Accepter de chuter : Et oui ! Rien ne se transforme par miracle. Une habitude vieille de plusieurs années ne va pas disparaître simplement parce que je le souhaite. Il est important de laisser à mon cerveau le temps de faire son travail de nettoyage. Et il est malheureusement plus facile de prendre de mauvaises habitudes que de les corriger. 

Bref ! Ce n’est en aucun cas un de ces multiples billets avec des injonctions à être : 8 pensées pour ceci ou cela, Comment faire ceci ou cela, etc. Ce n’est qu’un témoignage sur la difficulté que j’ai à être libre dans ma vie. (A ne pas confondre avec l’anarchie).  Et je me suis dit que cela pouvait être utile à quelqu’un.

A tous ceux qui ont pris le temps de me lire, merci ! 

Merci et Bonne journée à tous. 

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